Fauteuil Pélican

Finn Juhl

Fauteuil Pélican

Figure emblématique, Finn Juhl incarne à la perfection l’âge d’or du design danois. Du fauteuil Chieftain à la Bone Chair, éditée à seulement douze exemplaires, le designer et architecte danois est le précurseur des formes organiques et enveloppantes. Le monde du design lui doit aussi les premières séries destinées au grand public, qui sont distribuées dès 1951 par le fabricant américain Baker.

Architecte de formation

À l’instar de nombre de ses pairs, comme Arne Jacobsen, Finn Juhl est d’abord un architecte. Il travaille sur des projets majeurs, tels que l’aéroport de Copenhague, au sein du studio de Vilhelm Lauritzen. Trop occupé par les tâches qu’on lui confie, il ne finit pas ses études à l’Académie Royale des Arts de la capitale danoise.

Volumes organiques

Dès le début des années 1940, il tente, au travers du design de ses pièces de mobilier, de satisfaire à la nécessité de fonctionnalité, tout en conservant une approche de sculpteur. « L’art a toujours été ma principale source d’inspiration. Les formes qui défient la gravité, et qui évoquent la légèreté me fascinent », confie-t-il.

Corps et âme

Il prend les mesures de son propre corps, et analyse la façon dont il doit être servi par le mobilier. « Les chaises sont comme les lits, faits pour que l’on se glisse dedans […] celles qui autorisent une seule position sont mauvaises. » Cette idée que le mobilier doit être à la fois beau et au service des hommes marquera toute l’histoire ultérieure du design.

L’art au service des hommes

Ce désir de beauté se traduit, à l’inverse de la mode de l’époque tournée vers un futurisme rigide, par des formes enveloppantes. Ainsi, la chaise Pélican influence-t-elle les travaux de beaucoup de ses successeurs.

L’art au service des hommes, tel aurait pu être le credo de Finn Juhl. Son influence sur le mobilier vintage est majeure, et le concept qu’il a initié, par la force de sa simplicité, fait des émules aujourd’hui encore.